Description
La Pharmacie sous l'Aigle (Apteka Pod Orłem) est un petit musée de la place des Héros-du-Ghetto, dans le quartier de Podgórze à Cracovie. Il occupe une pharmacie qui se trouvait dans le ghetto nazi et raconte comment son propriétaire polonais a aidé les Juifs autour de lui.
La pharmacie a ouvert en 1910, et Tadeusz Pankiewicz l'a reprise de son père en 1933. Quand les Allemands ont fermé le ghetto en mars 1941, il était le seul non-Juif autorisé à rester et à garder son commerce à l'intérieur.
Le musée s'organise autour du mobilier d'origine de la pharmacie : de vieux meubles de pharmacien, avec des documents, des photographies et des témoignages de ceux qui y sont passés. L'exposition a ouvert en 1983 et a été agrandie en 2003.
Toutes les enseignes du ghetto devaient être réécrites en hébreu. Seule celle de Pankiewicz a gardé son nom polonais, « Pod Orłem ». Derrière elle, pendant deux ans, la pharmacie a été un lieu de rencontre, un lien avec le monde extérieur et un refuge.
Le poète et chansonnier Mordechai Gebirtig et le peintre Abraham Neumann comptaient parmi ceux qui venaient. Pankiewicz fournissait de la teinture pour cheveux, afin que les gens paraissent plus jeunes et échappent à la déportation, et des sédatifs pour garder silencieux les enfants cachés.
Pendant les rafles sur la place, en 1942 et 1943, le personnel distribuait gratuitement des médicaments et cachait des gens dans les arrière-salles. Trois femmes, Irena Drozdzikowska, Aurelia Danek et Helena Krywaniuk, faisaient passer de la nourriture et des nouvelles.
Israël a ensuite honoré Pankiewicz du titre de Juste parmi les nations. Il a écrit des mémoires sur ces années, La Pharmacie du ghetto de Cracovie, qui ont aussi inspiré les chaises vides de la place, juste devant.
Après la guerre, le bâtiment a connu un destin plus étrange. L'État a nationalisé la pharmacie en 1951 et elle a fermé en 1967. Un bar a ensuite occupé les lieux jusqu'en 1981, avant que la première petite exposition n'ouvre en 1983.
L'agrandissement de 2003 est dû à un don du cinéaste Roman Polanski, qui, enfant, avait été prisonnier de ce ghetto. Le musée est une antenne du Musée historique de Cracovie, et la visite est courte mais émouvante.
La pharmacie a ouvert en 1910, et Tadeusz Pankiewicz l'a reprise de son père en 1933. Quand les Allemands ont fermé le ghetto en mars 1941, il était le seul non-Juif autorisé à rester et à garder son commerce à l'intérieur.
Le musée s'organise autour du mobilier d'origine de la pharmacie : de vieux meubles de pharmacien, avec des documents, des photographies et des témoignages de ceux qui y sont passés. L'exposition a ouvert en 1983 et a été agrandie en 2003.
Toutes les enseignes du ghetto devaient être réécrites en hébreu. Seule celle de Pankiewicz a gardé son nom polonais, « Pod Orłem ». Derrière elle, pendant deux ans, la pharmacie a été un lieu de rencontre, un lien avec le monde extérieur et un refuge.
Le poète et chansonnier Mordechai Gebirtig et le peintre Abraham Neumann comptaient parmi ceux qui venaient. Pankiewicz fournissait de la teinture pour cheveux, afin que les gens paraissent plus jeunes et échappent à la déportation, et des sédatifs pour garder silencieux les enfants cachés.
Pendant les rafles sur la place, en 1942 et 1943, le personnel distribuait gratuitement des médicaments et cachait des gens dans les arrière-salles. Trois femmes, Irena Drozdzikowska, Aurelia Danek et Helena Krywaniuk, faisaient passer de la nourriture et des nouvelles.
Israël a ensuite honoré Pankiewicz du titre de Juste parmi les nations. Il a écrit des mémoires sur ces années, La Pharmacie du ghetto de Cracovie, qui ont aussi inspiré les chaises vides de la place, juste devant.
Après la guerre, le bâtiment a connu un destin plus étrange. L'État a nationalisé la pharmacie en 1951 et elle a fermé en 1967. Un bar a ensuite occupé les lieux jusqu'en 1981, avant que la première petite exposition n'ouvre en 1983.
L'agrandissement de 2003 est dû à un don du cinéaste Roman Polanski, qui, enfant, avait été prisonnier de ce ghetto. Le musée est une antenne du Musée historique de Cracovie, et la visite est courte mais émouvante.